Le bonheur, fin ultime de l’existence humaine, est très souvent réduit à la
satisfaction des désirs avides de l’homme. Aujourd’hui plus qu’hier, notamment
avec les prouesses scientifico-techniques, s’accroît de façon vertigineuse,
surtout en milieu juvénile, la course folle au profit et à l’argent, le désir
d’avoir, de posséder et d’accumuler des montagnes de biens matériels sous
prétexte d’assurer son confort et son bien-être. La société actuelle, basée sur
la production de masse et la consommation à outrance, se transforme en un
véritable marché d’illusion. Les sciences de la haute technologie mettent au
jour le jour sur le marché, des produits hautement sophistiqués, et qui font
rêver la jeunesse : le smartphone, l'android, l’ordinateur portatif, l’écran plasma,
une panoplie de jeux vidéo, whatsApp, facebook, etc.
Dans cet état symbiotique, où l’on ne sait plus exactement ce vers quoi on tend, la question de la valeur et du sens de l’existence humaine se pose avec acuité. Ceci dit, peut-on confier nos espoirs à la science et la technologie ? L’aisance matérielle constitue-t-elle une fin en soi ? En quoi consiste le vrai bonheur de l’homme ? A ce propos, le livre de l’Ecclésiaste peut servir de référence et de paradigme pour la jeunesse postmoderne en quête de sens ultime.

