♦♦♦ Bienvenue sur ce portail d'actualités diocésaines ♦♦♦

ANNONCES

♦♦♦ Fructueuse Rentrée Pastorale 2019-2020 à tous les ouvriers apostoliques du diocèse de Gamboma ♦♦♦

A LA UNE...

Affichage des articles dont le libellé est Homélies et méditations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Homélies et méditations. Afficher tous les articles

dimanche 7 juillet 2019

Homélie inaugurale de l’abbé Ledestin Sabinau EBEZE BIA à l’occasion de sa messe de prémices à la cathédrale Saint Pie X de Gamboma ce dimanche 07 juillet 2019


Jésus envoie ses disciples deux à deux pour que leur témoignage ait une valeur juridique selon la loi juive. Le psalmiste nous invite à chanter la gloire de Dieu : « Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour ton nom. Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes ».





Bien aimés de Dieu,

Qu’est-ce que notre jeunesse écoute ou chante aujourd’hui ? Les chansons et compositions des musiciens profanes qui chantent rarement la charité ou l’agapè mais plutôt ou toujours l’éros. Si nous nous accordons sur le fait que la musique soit l’art de combiner des sons agréables à l’oreille ; jusque-là, on n’aurait pas de problème parce que, même ces chanteurs-là font de la bonne musique. Mais le problème survint au niveau du contenu ; ça endoctrine les enfants. Raison pour laquelle rares de nos jeunes se donnent aux chants religieux. C’est pourquoi, notre chorale aujourd’hui peut avoir ce petit nombre là que je dis, en passant, mes félicitations. 

vendredi 5 janvier 2018

IN MEMORIAM : L'abbé Elie nous enseigne le pardon ...


Extrait de l'homélie de l'abbé Elie


Extrait de l'homélie

Extrait de l'homélie
Le pardon, le don au-dessus de tout don, le don qui surpasse tout don, le don par excellence devrait être l’attitude la meilleure pour tout disciple authentique de Jésus. Il nous porte à reconnaitre notre fragilité, à mettre notre confiance dans le Seigneur qui nous pardonne toujours malgré nos résistances.
         En effet, Dieu est miséricordieux ; et la miséricorde signifie, en termes plus clairs, la misère du cœur de Dieu ; mieux la pitié éternelle débordant de son cœur. C’est d’ailleurs cette pitié qui le pousse à pardonner, à attendre notre conversion.
         C’est dans cette optique que s’inscrivent les textes de ce 24ème dimanche ordinaire : l’évangile parlant de la parabole du ‘‘Fils prodigue’’, les deux premières lectures traitant de l’intercession de Moïse qui demande le pardon divin en faveur des fils d’Israël et la confession sincère de saint Paul qui avoue ses péchés.
         A ce propos, le rapport théologique qui y ressort donne de contempler la grandeur et la profondeur de l’amour de ce Dieu patient épris de compassion pour l’homme pécheur (Ps 50).
         Tous les hommes sont pécheurs ; par conséquent ils ont besoin de Dieu pour se relever et continuer leur chemin. Pour cette raison, trois conditions fondamentales sont à remplir pour pouvoir bénéficier du pardon de Dieu :
1-    L’aveu et/ou le regret du péché ;
2-    Le désir de conversion ;
3-    La réconciliation.
Ainsi compris, le pardon devient pour nous un rythme de vie ou bien un rythme à vivre ; un pardon donné et reçu pour que vivent nos relations interpersonnelles. Chacun de nous est appelé à vaincre le mal en pardonnant à ses ennemis. Chacun de nous est appelé à pratiquer continuellement le sacrement de pénitence qui tend à perdre sa valeur originelle et surtout spirituelle. Ainsi pourrons-nous construire un monde où des valeurs d’amour, de justice et de paix seront chères à chaque enfant de Dieu soucieux d’une communauté nationale en quête de mieux-être.
Que l’Esprit Saint opère en nous toute conversion qui nous fera devenir des hommes nouveaux. Amen.

Abbé Elie David NGEKOUO
(Homélie du dimanche 15 septembre 2013 à la paroisse Saints Pierre & Paul d’Ollombo)

vendredi 8 décembre 2017

ACTUALITE : Solennité de l’Immaculée Conception : « Entrons au plus profond de nos cœurs pour les préparer à la venue de Dieu afin que Dieu en Noël trouve place dans nos cœurs »



Icône de la Vierge Marie
 Ces paroles ont résonné avec beaucoup d’écho à la cathédrale Saint Pie X de Gamboma, où l’abbé Ricky ANDEGUE (prêtre du diocèse de Gamboma) nous a introduit ce matin au cœur d’un grand mystère de notre foi : l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge Marie :

« La solennité que nous célébrons en ce jour est une fête de foi, née d’une foi populaire avant que l’Eglise n’y établisse une liturgie proprement dite.
Les lectures qui nous sont proposées ce matin nous plongent au cœur de cette solennité : dès le premier instant de sa vie, Marie a été préservée de toute souillure du péché ...
En effet, les mérites de Marie ne viennent pas d’elle-même ; ils découlent de la mort et la résurrection de son Fils. Voilà pourquoi, l’Eglise situe cette fête au cœur même du temps de l’Avent où nous attendons le messie, le fils de Dieu.  Ce fils donne à sa mère la grâce d’être mère de Dieu.
A ce propos, soulignons qu’il y a eu dans l’Eglise des controverses au sujet de la maternité divine de Marie. L’on se demandait comment est-ce qu’un homme peut-il concevoir Dieu ? Cela est impossible d’après la conception juive. Mais Dieu, dans sa grande sagesse, a préservé Marie et préparé en elle une demeure digne de son Fils. Cette demeure, nous aussi devons la préparer dans nos cœurs, dans notre vie de tous les jours afin que Jésus qui vient, trouve place au cœur même de notre cœur.
La liturgie de ce jour établit ce contraste entre la désobéissance d’Eve qui a engendré la mort et l’obéissance de Marie qui récapitule avec son Fils l’œuvre de la rédemption de l’humanité toute entière. Le fiat de Marie a fait de nous les sauvés par l’acceptation de Jésus.
… C’est bien par l’obéissance que Marie devient la nouvelle Eve …
Et nous, dans notre vie de tous les jours, nous devons persévérer de manière à accueillir et accepter Jésus. Accepter Jésus revient à laisser tous les chemins qui ne concordent pas à la volonté de Dieu.
Dans le jardin d’Eden, quand Dieu demande à Adam, où es-tu ?, il ne cherche pas d’abord à savoir le lieu où il se trouve mais comment il devient après sa désobéissance ? La réponse est évidente : il s’égare. En ce sens, si l’humanité veut bâtir ses tours sans Dieu, elle s’en va à sa propre perdition ....
Au cours de cette solennité, entrons au plus profond de nos cœurs pour les préparer à la venue de Dieu afin que Dieu en Noël trouve place dans nos cœurs. Amen » (extrait de l’homélie de l’abbé Ricky).


De gauche à droite, les abbés Dutrone, Ricky, Axelrod et Jicker
L’abbé Ricky, président de l'assemblée eucharistique, était entouré des abbés Axelrod K. (administrateur de la cathédrale), Jicker E. (curé de Makotimpoko) et Dutrone N. (vicaire à la cathédrale), ainsi qu’une poignée de fidèles qui ont vécu avec  joie et dévotion cette célébration solennelle, embellie en chants par les filles de Marie (Elisas).



fidèles présents à la messe

 
fidèles présents à la messe

enfants de l'école maternelle saint Joseph

dimanche 3 décembre 2017

Temps de l'Avent : Restez éveillés et priez (Luc 21, 36) ...




Ce dimanche marque l’entrée dans une nouvelle année liturgique, année qui s’ouvre avec le temps de l’Avent, temps d’attente joyeuse du messie.

Le temps de l’Avent, en effet, est un moment fort où l’Eglise nous invite à mieux disposer nos cœurs à accueillir le sauveur qui vient. C’est un temps de préparation de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, temps auquel nous manifestons à Jésus notre désir qu’il vienne habiter notre cœur.





Comment se préparer à accueillir l’enfant-Jésus

Oui, le Seigneur vient, il vient habiter nos cœurs pour nous combler de ses richesses infinies. Comment nous disposons-nous à l’accueillir ? Comment nous préparons-nous à vivre ces moments intenses  de retrouvailles avec notre Sauveur ?

Il est certainement déjà arrivé à tout un chacun d’attendre la visite d’un proche parent, d’un ami ou d’une personne très chère. Comment est-ce que l’on s’y prend ? Reste-t-on endormis ou les mains croisées sans rien faire ? Assurément pas.

Bien au contraire, l’on se prépare, l’on met tout au point en faisant le ménage, en veillant à la salubrité des lieux. Tandis qu’on attend celui-ci, c’est déjà à lui que se rapportent toutes nos pensées. Plus rien d’autre ne nous intéresse : de peur de ne pas entendre son coup de sonnette par exemple, on évite tout bruit, on baisse le son de la télévision.

 Si nous faisons ainsi pour des proches, à plus forte raison pour l’Emmanuel, Dieu qui vient habiter avec nous ?



Attente du Seigneur dans la vigilance et la prière

Deux maitres-mots qui nous introduisent au mieux dans la dynamique de cette ascension vers Noël.


Justement, l’évangile de ce premier dimanche est une invitation à la vigilance dans la prière. La tentation de s’endormir est une réalité de tous les jours et nous devons restés éveillés comme l’enseigne l’apôtre Pierre dans sa première épitre : « Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer » (1 P 5, 8). Eh bien, point n’est besoin de rester dans nos somnolences : « C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil (…). La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière » (Rm 13, 11-12).

Etre vigilant, c’est se débarrasser de tout ce qui nous encombre, ne pas se laisser distraire par les bruits inutiles, c’est veiller avec beaucoup de soin à ce qu’on doit faire.

-      Qu’est-ce qui nous encombre ?

Notre cœur peut bien être encombré des choses de la terre, étouffé par des sentiments impurs, par la haine, la rancœur, la jalousie, l’envie, la gourmandise, la colère, l’égoïsme au point de ne plus avoir la moindre place pour l’enfant Jésus, prince de la paix, de l’amour, du pardon, de la réconciliation, etc.



-      Quels sont les bruits inutiles qui nous empêchent d’entendre le Seigneur au tréfonds de notre cœur ?

La télévision, le téléphone portable avec ses superbes fonctionnalités, etc., voici nos brouhahas d’aujourd’hui. L’on devient tellement accro à ces nouvelles technologies au point d’oublier l’essentiel de notre vie : l’intimité avec Dieu. Ils sont combien parmi nous, ceux-là qui consacrent ne fusse qu’un quart d’heure dans la journée à la prière ou la méditation de la Parole de Dieu ?



-      Qu’avons-nous à faire ? Ou que devons-nous faire ?

Ainsi se demandaient les habitants de la Judée qui venaient se faire baptiser auprès de Jean dans les eaux du Jourdain. Jean-Baptiste leur répondait : « Convertissez-vous car le royaume de Dieu est proche » (Mt 3, 1-12).

Oui, le temps de l’Avent est aussi un temps de conversion. Comme ces foules nombreuses qui venaient sur les bords du Jourdain se faire baptiser en guise de pénitence en vue de la conversion, nous sommes appelés à entrer dans cette démarche pénitentielle pour célébrer dignement Noël et accueillir avec fruit le Christ dans nos vies.

Jean Baptiste dénonçait l’hypocrisie des pharisiens qui ne se croyaient pas concernés, le formalisme de quelques-uns qui accomplissaient le rite extérieur sans conversion véritable et effective. Nous devons produire de bons fruits qui exprimeront notre conversion. Car, un bon arbre ne peut se reconnaitre que par les bons fruits qu’il produit.

Une chose est d’écouter la Parole, une autre est de la vivre : « Mettez la parole en application, ne vous contentez pas de l’écouter. Ce serait vous faire illusion » nous dit saint jacques (Jc 1, 22). Eh bien : « Il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur !, pour entrer dans le royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux » (Mt 7, 21).



A chacun son examen de conscience…

Jésus vient établir la paix de Dieu dans le monde. Il appelle ses fils, ceux qui font la paix. Sommes-nous artisans ou ennemis de paix ? Sommes-nous en paix avec nos frères ? N’y a-t-il pas quelqu’un avec qui nous sommes en inimitié, dans notre famille, dans notre voisinage, dans notre mouvement, à l’école ? Pourquoi n’essayerons-nous pas à faire la paix avec lui avant Noël ? Jésus qui est doux et humble de cœur nous invite à l’imiter. Il sait pardonner, aimer, partager, faire du bien à tout le monde même à ses bourreaux.

Et puis, sommes-nous pleinement en paix avec Dieu ? Si notre cœur est encore imbibé de saleté, pensons à faire une bonne confession. Que les ravins de nos haines, jalousies, mésententes, calomnies, médisances soient balayés par la grâce de Dieu, les montagnes de nos querelles aplanies pour accueillir la venue du Messie. 
(Extrait de la récollection du temps de l'Avent avec les jeunes de la cathédrale Saint Pie X de Gamboma à Ossio).

LIRE AUSSI

Merci de votre visite