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samedi 7 octobre 2017

ACTUALITE : COMPTE RENDU DU CONSEIL PRESBYTERAL DE DEBUT D'ANNEE PASTORALE 2017-2018





 

Mgr Urbain Ngassongo

Il s’est tenu dans la matinée du vendredi 06 octobre 2017, à l’évêché de Gamboma, sous la présidence de son excellence Mgr Urbain NGASSONGO, un conseil presbytéral prélude au lancement de l’année pastorale 2017-2018.





 
Étaient présents à ces assises :

-         Son Excellence Mgr Urbain NGASSONGO, ordinaire du lieu

-         Le père Gabriel BODIONG, vicaire général

-         L’abbé François Xavier TSINGOMA, vicaire judiciaire

-         L’abbé Dutrone NGOUNYO, chancelier

-         L’abbé Fuck-Jicker ETSOH-LANZAMBE, économe

-         Une quinzaine de prêtres : les abbés Axelrod GOUAMA KAYA, ALOUNA KOUMBA ANLALI, Modeste ONDELE, Dile Dave MOUNGAS-SANGO (fidei donum), Ertel MOUENZI, Joseph KOBO, Zeus OKANZA, Aimé AKIERA, Silvère MAMBILA, Landri KANGA, Marius NDZANGUE, Aimable RUNYANGE, Noël NGOBA, Duval MADZOU, ainsi que le père Blaise BOLOMA.

Un échantillon de prêtres
Dans son intervention en guise d’introduction, Monseigneur a évoqué trois (3) points essentiels autour desquels devait graviter l’entretien :

-         D’abord, les orientations suivies d’exhortations pastorales,

-         Ensuite, la question des écoles catholiques (par l’abbé Noël NGOBA) ;

-        Enfin pour clore la session, un mot sur les récentes affectations et nominations des ouvriers apostoliques du diocèse.

         Faisant siens le message du pape François au clergé diocésain de Gênes en Italie (cf. L’Osservatore Romano ‘‘La fraternité avant l’idéologie’’), l’évêque de Gamboma a exhorté ses prêtres, à la culture de l’unité et fraternité sacerdotales ; car, « Quand il n’y a pas fraternité sacerdotale, il y a trahison (…) » (pape François). En ce sens, ‘‘nous formons toujours une partie d’un tout et devrons œuvrer ensemble pour la bonne marche de notre église famille de Dieu’’. A-t-il martelé.

         Les orientations pastorales pour la nouvelle année 2017-2018 sont laissées en suspens jusqu’à la tenue de la session plénière de la CEC (conférence épiscopale du Congo) du 09 au 15 octobre 2017 où nos pères évêques focaliseront leur regard sur ‘‘l’œcuménisme, les Eglises de Réveil et  les Nouveaux Mouvements Religieux au Congo-Brazzaville’’. En attendant, le clergé diocésain de Gamboma devrait prendre en considération quelques défis : entre autres, œuvrer de manière à développer la conscience intérieure avec l’église locale, garder le lien spirituel avec le diocèse d’Owando, renforcer l’évangélisation par la création de nouvelles paroisses, redécouvrir l’identité de prêtre dans un diocèse rural, etc.

A titre d’appel et de rappel, ceux à qui sont confiés des offices et responsabilités dans le diocèse sont astreint à l’obligation de rendre compte et de faire des rapports, conformément aux dispositions du droit. Curés, administrateurs et vicaires paroissiaux, tous tenus au devoir de résidence, sont invités à rester stables dans les paroisses.

Au terme de son allocution, monseigneur accorda ensuite la parole à l’abbé Noël NGOBA pour faire le point sur les écoles catholiques, en sa qualité de directeur administratif.

A priori, il est à noter que les écoles catholiques font partie du projet éducatif et évangélisateur du diocèse et jouent un rôle non négligeable dans la mission universelle de l’Eglise appelée à évangéliser tout homme et tout l’homme. Pour le compte du diocèse de Gamboma, on trouve implantées dans sept (7) localités des écoles conventionnées catholiques. Certaines sont sous tutelle paroissiale ; et d’autres, laissées au bon soin des congrégations religieuses.

Entrant dans le vif du sujet, l’abbé Noël a soulevé le manque d’intérêt et la passivité des prêtres qui ne s’impliquent pas de manière active dans leur rôle de promoteurs et éducateurs dans les écoles. Ce qui entraine mauvaise gestion, manque de suivi, ruine, etc. A ce propos, il leur revient la lourde tâche de veiller à l’éducation chrétienne juvénile en élaborant des stratégies de catéchèse en vue de la conscientisation des mentalités, en étudiant des possibilités des permanences de messe, en veillant au profil des enseignants et au règlement financier, en prenant surtout connaissance du document de la CEEDUC (commission épiscopale pour l’éducation catholique) qui règlemente les statuts des écoles catholiques.

En vue de palier à la gestion déréglée des frais d’écolage dans les écoles à tutelle paroissiale, la commission diocésaine a soumis en examen, par la voie de son directeur, l’idée de création d’une caisse unique diocésaine qui permettra d’assainir la gestion des fonds et de contrôler le flux financier dans ces écoles. A noter toutefois que cette caisse unique ne sera pas un fond de solidarité où les écoles faibles se feront épauler par les fortes. La justice sera de mise !

Ce magistral exposé suscita bien de réactions dans l’assistance. Prenant la parole à leur tour, les intervenants ont :

-         Salué le bien-fondé de l’évangélisation dans les écoles catholiques (abbé François Xavier). Encore faudra-t-il mettre en place des stratégies efficaces de sorte que cela ne demeure pas pure spéculation (abbé Jicker).

-         Relevé quelques défis : pénurie des enseignants dans certaines écoles et urgence de former notre propre personnel enseignant pour s’en passer des caprices de l’Etat à nous en procurer (abbé Ibovi) ; absence de l’éducation civique dans nos écoles et nécessité d’ériger des mâts dans chacune d’elles ; manque de dialogue avec les autorités étatiques sur des questions relatives aux conventions (abbé Landry).

-         Emis des souhaits : rétrocession de l’école primaire d’Etsouali, une école catholique dans ses origines ; mise à profit de la boutique de l’école de Ngo qui pourrait éventuellement servir à la vente des fournitures scolaires (abbé Aimable).

Le chancelier à droite de Monseigneur
« Trop d’oralité dans nos procédures ! », souligna Mgr Urbain, déplorant ainsi le manque d’intérêt pour l’histoire, caractéristique de notre époque : abondance de paroles, quasi-absence d’écrits. Avant de discuter de quoi que ce soit, l’idéal serait de revenir aux textes règlementaires et à l’histoire.

C’est ainsi que l’abbé Noël reprit la parole pour mettre en lumière certaines questions, à propos de l’évangélisation qui est à distinguer du prosélytisme ; de formation doctrinale des enseignants, qui s’organise de façon tout à fait régulière, etc.

Pour conclure, l’évêque de Gamboma a fait un briefing sur les récentes affectations et nominations des ouvriers apostoliques du diocèse de Gamboma, établies pour le bien et le bon fonctionnement du diocèse.

Commencé à 9h 05 minutes, le conseil presbytéral a pris fin à 12h 30 minutes.



Fait à Gamboma, le 06 octobre 2017



                                                                                                   Abbé Dutrone NGOUNYO

vendredi 18 septembre 2015

Le conseil presbytéral, du 16 au 17 septembre 2015.

Du 16 au 17 septembre, tout le presbyterium  du diocèse s'est réuni en conseil presbytéral au siège du diocèse, Gamboma. La journée du 16 a été réservée pour l'accueil. Tout a donc commencé le matin du 17, avec les laudes et l'Eucharistie, présidée par Mgr Urbain lui-même. Au cours de cette Messe, le nouveau Vicaire général du diocèse, le Père Gabriel BODIANG, a prêter sermon devant Dieu et devant tout son peuple. Tout en priant pour lui, nous lui souhaitons un bon ministère.
En ce qui concerne le conseil presbytéral, nous avons vécu un moment précieux sur le jubilé de la miséricorde, annoncé par le Pape François depuis le 13 mars de cette année.  Il y a eu deux exposés sur la question. Le premier a été un commentaire de la Bulle Misericordiae Vultus du Pape Francois; Bulle qui a accompagné l'annonce de ce jubilé de la miséricorde; le deuxième a été aussi un commentaire de cette Bulle, mais cette fois ci, abordé dans le sens de la famille: la famille chrétienne et la miséricorde. Il a été présenté par l'Abbé Philippe MBAMA, vicaire à la Cathédrale. 
Après ces deux communications, il y a eu dans l'après-midi un long moment d'échange. Tous les prêtres présents à cette rencontre, ont donné leurs propositions pour la bonne marche du diocèse. Nous retenons par exemple les dires de l'Abbé Sylvain ODZO NGAKALA qui appelaient tout le monde à bien s'informer et se former sur la pratique des sacramentaux; ce, pour aider le peuple de Dieu, vivant dans ce département des Plateaux, à redécouvrir ce visage du Christ miséricordieux, présent dans les sacrements. Aussi l'Abbé Jicker ETSOH-LANZAMBE priait ces confrères à vivre dans l'amour et dans la miséricorde, sans vouloir prendre en compte nos différences ethniques ou culturelles. 
Notre Evêque, Mgr Urbain NGASSONGO a conclu ces moments, en donnant quelques directives pastorales pour cette année nouvelle. Il demande une bonne stabilité des pasteurs dans leurs lieux d'affectation. Monseigneur Urbain a adhéré au jubilé de la miséricorde, en invitant tous les fidèles du diocèse à une grande rencontre à la cathédrale, le 08 décembre 2015, jour de l'ouverture de l'Année Sainte extraordinaire. 
C'est sous un  climat sain que tous les prêtres sont repartis chacun dans sa paroisse. 

jeudi 20 février 2014

MESSAGE DE CAREME 2014 : « A l’image du Dieu Saint qui vous a appelés, soyez saints, vous aussi dans toute votre conduite… » 1 Pi, 1, 15.

Aux prêtres, religieux et religieuses, à tout le peuple de Dieu du diocèse de Gamboma, «Paix, miséricorde et joie dans le christ!»
 
 

Chers frères et sœurs, disciples du Christ,
1.  Nous commençons,  en ce mercredi des cendres et selon la longue tradition de l’Eglise, le temps précieux du Carême. C’est pour notre diocèse un premier carême depuis son érection le 22 février 2013, par le bien aimé Pape émérite Benoit XVI. C’est un  don du ciel que nous avons à rendre continuellement grâce au Seigneur (Ps 110, 1), car le diocèse est né dans un contexte ecclésial bien précis. C’était au cours de l’année de la Foi, moment où l’Eglise universelle, par volonté du Saint Père, relançait le défis de la nouvelle évangélisation. Nous avons reçu ce cadeau du ciel pendant aussi un temps non pas facile pour l’Eglise avec le renoncement du pape Benoît XVI au ministère pétrinien, comblé heureusement avec la venue ou l’élection du Pape François.

2.   Dans ce contexte, l’appel de l’Eglise à une nouvelle évangélisation ne nous épargne point, au contraire, il nous concerne et nous interpelle vivement à relancer la mission évangélisatrice dans notre diocèse. Il s’agit ici d’évangéliser en premier lieu notre tissu culturel. Notre diocèse est jeune, à peine né, mais avec les défis innombrables. Parmi ceux-ci, le plus important est et demeure celui de l’évangélisation non seulement des lieux ou villages mais de toutes les réalités socio culturelles, politico-religieuses de notre circonscription ecclésiastique afin que le Christ en devienne le centre.

3.   Dans ce sens et selon le tableau socio culturel, notre diocèse est le lieu, comme partout au Congo, où cohabitent de nombreux mouvements religieux d’origine diverse dénommés couramment comme «secte». On trouve, dans la plupart des villes ou villages, la présence considérable de nombreuses sectes, les différents mouvements religieux de matrice protestante ou pentecôtistes et les églises dites de «réveil». Il faut ajouter à cela l’influence encore dominante de la religion traditionnelle africaine dans toutes les ethnies et villages. C’est justement dans ce contexte historico-culturel et religieux que le diocèse de Gamboma vit son premier carême, non seulement avec la création de ce diocèse mais aussi avec la présence de son évêque résidant depuis son ordination le 21 avril 2013.

4.  Quels sont les objectifs visés pour ce carême et dans notre diocèse?
Pour bien nous préparer à la fête de la Résurrection, pour aider chacun et chacune à prendre conscience de son être chrétien et responsable de ses engagements du baptême, nous avons pensé à deux objectifs parmi tant d’autres: D’abord celui de la recherche du royaume de Dieu, ensuite celui du désir continuel de la sainteté dans toutes ses formes. Car, d’après le Concile Vatican II, nous sommes tous appelés à la sainteté considérée comme «vocation universelle des chrétiens» (voir, la constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium, n. 26). Le pape François, dans le message du Carême de cette année, nous rappelle le but premier de ce  temps comme «chemin personnel et communautaire de conversion». Il s’inspire de la seconde Epitre de saint Paul aux corinthiens, passage qu’il appelle la «générosité de notre Seigneur Jésus-Christ : de riche qu’il était, il est devenu pauvre pour que nous devenions riches par sa pauvreté» (2 Cor 8, 9). Le Pape nous rappelle ainsi l’essentiel de ce temps du Carême, qui doit nous conduire à la conversion: «Convertissez-vous et croyez à l’Evangile» (Mc 1, 15).

5.                  Chers Frères et sœurs, depuis toujours, le carême est retenu comme un temps de prière, de pénitence et de partage, d’après ce que nous lisons  dans l’évangile du mercredi des cendres (Mt 6, 1, 1-17). Ainsi, notre itinéraire vers la Pâques de la Résurrection du Christ doit être soutenu et guidé par ces trois mots importants, pour notre sanctification et pour une recherche continuelle du royaume de Dieu: «chercher d’abord le royaume des cieux, le reste vous sera donné» dit Jésus ((Mt. 6, 33). Nous sommes ainsi appelés et même interpellés à privilégier le rapport avec Dieu par la prière, à rechercher sa volonté et à grandir dans la relation avec lui. Le rapport avec Dieu nous rend fort et devient le gage de notre salut.

6.                      Pour nous prêtres, religieux et religieuses, la relation avec le Seigneur est notre première mission et doit précéder toutes les autres choses. Un bon prêtre, une bonne religieuse ou bon religieux se reconnait dans sa façon de mettre le Seigneur au dessus de tout et par-dessus tout. Je ne  voudrais pas vous rappeler, ici, comme évêque, que la prière doit alimenter toute notre vie et orienter toutes nos activités. Voila pourquoi il nous faut privilégier la prière, non pas seulement comme moyen de rechercher le royaume de Dieu, mais aussi comme instrument de base pour notre propre sanctification et pour la sanctification de notre peuple. A nous donc, d’aider le peuple qui nous est confié, par la prière mais en leur donnant un exemple par notre témoignage: «Soyez les modèles du troupeau qui vous est confié» (1P. 5, 2). A travers la prière, l’on se met à l’écoute de la parole de Dieu afin qu’elle demeure en nous et porte des fruits. Dans cet esprit de prière et de recueillement, nous pouvons poser des actes créateurs et rédempteurs pour l’édification de notre église locale.

7.                  Cet itinéraire spirituel n’est pas un acte isolé mais une démarche personnelle et communautaire afin  de se dépouiller de l’orgueil, du mensonge, de l’idolâtrie, du fétichisme ou de la mentalité fétichiste. Cet esprit christique nous aidera à être libres par rapport à l’argent, aux plaisirs éphémères, au pouvoir ou à la tentation de vouloir toujours dominer les autres. Il y a parfois en nous, il faut le dire, la tentation d’absolutiser les expériences personnelles, ce qui peut provoquer en nous, la cécité et la sourdité spirituelle.

8.                 La pénitence ou le jeûne est le deuxième point clé pour bien vivre son Carême. En effet, le jeune est un exercice spirituel qui consiste à donner priorité à Dieu dans notre vie. A travers le jeune nous découvrons l’essentiel de notre existence par le dépouillement en mettant toute notre confiance dans le Seigneur: «Suivre Jésus veut dire le mettre à la première place, se dépouiller de beaucoup de choses qui étouffent notre cœur», dit le Pape François. Le jeûne a son vrai sens dans le partage, car on se prive pour donner aux autres, on ne jeûne pas pour jeûner mais pour apprendre à partager (Mt 25, 31-46).   Dans ce sens, cette privation a pour fondement l’amour (voir Catéchisme de l’Eglise catholique n. 1438).
9.                 Un autre moyen de vivre efficacement le carême est celui du partage ou de l’aumône. Ce Carême doit nous aider à approfondir le sens du partage, car «il y a plus de joie à donner qu’à recevoir» (Act. 20, 35). Le partage est l’expression ultime de notre charité, c’est l’amour qui se donne et se témoigne dans le concret à travers des gestes visibles. La charité ne signifie pas le fait de donner du superflu mais une véritable donation, un vrai geste d’amour à l’image de Jésus qui par amour à donner sa vie pour les autres (Jn. 15, 13). La charité apparait ainsi comme une valeur suprême de notre être chrétien. «Dieu est amour» (1 Jn. 4,16) et il nous invite à demeurer dans son amour (Jn. 15, 9-10), à le partager et à le témoigner (Benoît XVI, Deus caritas est).

10.             Voilà chers frères et sœurs, ce que je tenais à vous soumettre comme méditation à l’entrée de ce temps précieux qu’est le Carême. Nous voulons que ce temps soit fructueux et favorable pour tous et que chacun profite de ce temps pour sa conversion et pour sa sanctification. Il ya aura, certes, les temps d’épreuve ou des tentations mais avec la force qui nous vient d’en haut et avec l’aide de Jésus  à travers une vie sacramentaire authentique et crédible nous saurons comment marcher dans la fidélité pour arriver à Pâques avec un cœur nouveau et un esprit nouveau. C’est avec le cœur christique et ecclésial que nous nous engageons au renouveau spirituel et humain de nos familles.
11.  Que la Vierge Marie, Etoile de la nouvelle évangélisation, intercède pour chacun de nous, afin que nous puissions toujours privilégier le rapport avec Dieu et tendre vers la sanctification, comme finalité de notre être chrétien par la prière, le jeune et le partage.

Bon Carême à tous!

Gamboma, le 22 février 2014, en la fête de la Chaire de Saint Pierre Apôtre.

Mgr Urbain NGASSONGO

Evêque de Gamboma

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