dimanche 7 avril 2019

Communion et autonomie : deux concepts ayant agrémenté la Retraite-Session des Agents Pastoraux du diocèse de Gamboma, Lékana du 02 au 06 avril 2019

Agents pastoraux présents à la session


La quatrième semaine de Carême a été pour l’église famille de Dieu qui est à Gamboma un temps fort de méditation, de prière, de réflexion, d’échange et de partage autour de son pasteur propre, son excellence Monseigneur Urbain NGASSONGO.
Ces assises se sont tenues du 02 au 06 avril 2019 à la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Lékana.
Abbé Daniel NDZIKA
Trois jours durant, les membres du clergé diocésain ont vécu dans la méditation, prière et réflexion, leur retraite annuelle autour du thème : « Communion et autonomie dans la spiritualité du prêtre diocésain ». L’abbé Daniel NDZIKA a offert son entière disponibilité pour nous nourrir de ses enseignements enrichis de son expérience pastorale dans le diocèse de Ouesso où il assume la charge de vicaire général. Communion et autonomie, a-t-il souligné, sont deux piliers au service de la mission d’évangélisation : « Il ne peut y avoir de ministère sacerdotal en dehors de la communion (…). Notre appartenance à l’église nous invite à travailler ensemble(…). Le prêtre ne doit pas vivre son sacerdoce de façon isolée. Il doit être assez humble et ouvert pour mettre ses compétences et capacités au service du bien commun (1 Co 12, 34) » martela le conférencier.

            La session pastorale des agents pastoraux du diocèse de Gamboma, tenue du 05 au 06 avril 2019, fut l’occasion pour l’abbé Daniel d’approfondir cette thématique devant l’assemblée des clercs, religieuses et religieux, laïcs venus des onze paroisses du diocèse. Ce dernier a encouragé les uns et les autres à vivre en église comme dans un corps où chaque membre joue sa partition pour une agréable symphonie.
           
Cette communion ecclésiale fut couronnée par la messe chrismale célébrée par anticipation ce jeudi 04 avril 2019 en l’église sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Lékana. Ce fut l’occasion pour les prêtres de rénover les promesses sacerdotales devant leur père évêque et tout le peuple de Dieu.

La Rédaction

vendredi 14 décembre 2018

L’évêque auxiliaire de Tarnov, Mgr Leszek, en visite dans le diocèse de Gamboma à l’occasion du 45ème anniversaire de la présence des prêtres Fidei donum de son diocèse au Congo

Un tête à tête entre les deux évêques

Dans la soirée du 12 décembre dernier, la communauté chrétienne de Gamboma réunis autour de son pasteur, son Excellence Mgr Urbain NGASSONGO, était en liesse d’accueillir Mgr Leszek, évêque auxiliaire de Tarnov en Pologne, accompagné de quelques prêtres fidei donum de son diocèse dont le père Bogdan, curé de la paroisse Jésus Ressuscité et de la divine miséricorde de Brazzaville, désireux de se mettre, pendant deux jours, sur les pas de leurs devanciers, entre autre les pères Joseph KORDEK (d’heureuse mémoire !), Thomas KANIA, qui ont travaillé sans relâche pour semer la Bonne Nouvelle du salut dans les cœurs des fils et filles de Gamboma et d’ailleurs.
Aux environs de 17 heures, une grande célébration eucharistique, présidée par leurs excellences Messeigneurs Urbain et Leszek à la cathédrale Saint Pie X de Gamboma, a rassemblé toute la chrétienté de la cité cathédrale. Ce fut l’occasion pour l’évêque de Gamboma d’exprimer toute sa fierté pour cette visite ainsi que sa pleine gratitude pour l’ouvrage immortel, l’héritage impérissable légué par les pères polonais, pionniers de l’évangélisation de ce tissu culturel. 
Homélie à la cathédrale
Prenant appui sur les textes de la férie de cette deuxième semaine de l’avent (Mt 11, 28-30), Mgr Leszek a exhorté le peuple de Dieu sur l’amour de Dieu, sa miséricorde insondable qui nous pardonne malgré le fardeau de nos péchés : « Un bon chrétien, a-t-il souligné, c’est celui qui, malgré son péché, se lève et demande pardon ». Dieu nous pardonne toujours à condition que nous pleurions nos péchés. Le drame de notre génération, a-t-il décrié, c’est la banalisation et la perte du sens du péché. A cela, sachons que « Dieu est miséricordieux, sans pourtant être naïf ! ».  
Pour agrémenter le décor, un repas fraternel et très symbolique a permis de réunir autour d’une même table, dans un climat convivial, les deux évêques entourés des prêtres, religieuses de la congrégation Saint Joseph de Cracovie de Gamboma ainsi qu’une poignée des fidèles laïcs. La grande salle de la cathédrale a abrité ce laps de temps d’échange et de partage autour du pot de l’amitié et de fraternité.

Le séjour de nos hôtes polonais est loin de s’arrêter là !
embarquement pour Makotimpoko

Le lendemain matin, l’ensemble de la délégation, conduite par son Excellence Mgr Urbain NGASSONGO, s’est embarqué pour la cité de Makotimpoko, une localité riveraine, situé à une centaine de kilomètres de Gamboma.
Les traces des vaillants missionnaires polonais vont justement conduire nos pèlerins à la découverte de la paroisse « Sainte Faustine de la Divine Miséricorde » de Makotimpoko, débaptisée ainsi en souvenir de l’œuvre immense d’évangélisation amorcée par les pères polonais, dont Joseph KORDEK, une des figures emblématiques ayant vulgarisé le culte de la Miséricorde divine autour de la figure de Sainte Faustine et de Saint Jean-Paul II.  
Vue de la paroisse de Makotimpoko
Cette paroisse, érigée en 2016, a bénéficié de la générosité des hommes et femmes de bonne volonté et de la ferveur du peuple de Dieu, ce qui a favorisé la construction de sa somptueuse église flambant neuve dont la cérémonie de bénédiction, couplée avec les ordinations diaconales et presbytérales, a été célébrée le samedi 04 août 2018 en présence d’une grande assemblée de fidèles venue de différents horizons.

Accueil chaleureux des pèlerins de Tarnov

Vers midi, le curé de la paroisse hôte, l’abbé Fuck-Jicker ETSOH-LANDZAMBE entouré de ses voisins de Bolobo (paroisse Notre Dame du Fleuve de Bolobo, diocèse de MBANDAKA-RDC), toute la communauté chrétienne de Makotimpoko en liesse, se trouvaient debout sur le rivage pour accueillir dans les chants, danses et cris de joie, les pèlerins qui accostaient au bout de 2 heures de navigation sur le lit de la rivière Nkéni. La chaleur de l’accueil, se conjuguant avec la beauté du plus culminant édifice de la localité, suscitait l’admiration des pèlerins de Tarnov.   
Cet instant de joie et d’allégresse a été couronné par une solennelle eucharistie présidée par les deux évêques en présence du peuple de Dieu, des autorités politiques, administratives et traditionnelles, notamment le couple ONDZE qui soufflait à cette même occasion la dixième bougie de son mariage religieux. L’honorable Bernadette ONDZE, député de la circonscription de Makotimpoko, demeure une icône pour cette paroisse de Makotimpoko, grâce à son apport musclé dans l’œuvre de construction et d’équipement.
Procession d'entrée à Makotimpoko
Mgr Leszek, évêque auxiliaire de Tarnov
Dans son homélie, l’évêque auxiliaire de Tarnov a accentué sa méditation autour de Jean le Baptiste, l’une des figures emblématiques de ce temps fort d’attente du Messie. A l’instar du précurseur, les chrétiens de Makotimpoko sont invités à devenir véritablement disciples missionnaires auprès des autres : « Je vous encourage, a souligné Mgr Leszek, de raconter la vie de Jésus par votre vie. Que chacun de vous soit ce cinquième évangile par lequel les autres pourront trouver Jésus. Ne le gardez pas pour vous ! (…). Si nous ne faisons pas le travail que Jésus nous envoie, qui donc le ferait ? ».
L’autre moment fort de la célébration, et probablement le plus attendu, a été l’accueil du reliquaire contenant les reliques de Sainte Faustine, patronne de cette paroisse. L’église diocésaine de Tarnov, par l’entremise de la Révérende Mère Petra KOWALCZYK (Supérieure Générale de la congrégation des sœurs de Notre Dame de la Miséricorde), a favorablement répondu à cette requête pour appuyer l’effort de vulgarisation du culte de la Miséricorde Divine dans cette zone riveraine en voie de devenir le sanctuaire diocésain de la Miséricorde Divine.
L'honorable Bernadette vénérant la relique
Fort émerveillés de ce présent, les chrétiens de Makotimpoko ont exprimé la surabondance de leur joie par des chants d’action de grâce et des pas de danses au rythme ‘‘moye’’.  Le festin de l’amitié a une fois de plus consacré ce moment de joie et de rencontre avant de lever l’encre aux environs de 16 heures.
Au demeurant, cette visite des pères polonais en terre diocésaine de Gamboma vient une fois de plus raffermir les liens de collaboration, de fraternité et de coopération missionnaire entre les deux églises sœurs. Cette visite a été précédée, courant ce même trimestre, par celle du père Thomas KANIA, ancien curé de la paroisse Saint Pie X de Gamboma qui est revenu sur ses pas suivant le trajet Gamboma-Makotimpoko-Mossende-Passa, accompagné du père Jacek KRUCZEK. Sans toutefois oublier celle de la Mère Générale des Sœurs de Saint Joseph de Cracovie de Gamboma qui a séjourné pendant quelques jours à Gamboma à l’occasion de sa visite canonique. 

La Rédaction

Images archives:
Accueil chaleureux des pères Thomas et Jacek à Gamboma

Après la messe à Passa

Pot d'amitié à Passa
Le père Thomas conversant avec Mgr Urbain

Père Thomas en recueillement à la cathédrale
Visite canonique de la Mère générale des soeurs de St Joseph


lundi 26 novembre 2018

ETSOUALI A ABRITE LA SESSION DE FORMATION DES CATECHISTES DE LA ZONE MPOUYA-NGO-ETSOUALI


Vue des participants


Du 21 au 25 novembre 2018, la paroisse Sainte Catherine de Sienne d’Etsouali a eu l’insigne honneur d’accueillir une délégation de 16 catéchistes de la zone Mpouya-Ngo-Etsouali, venus prendre part à la session de formation organisée par la commission diocésaine de catéchèse autour du Symbole de la foi chrétienne : « Ce que nous croyons ».
L’abbé Dutrone NGOUNYO, délégué diocésain de la catéchèse a souligné dans son allocution introductive le bien-fondé de cette session qui s’inscrit dans la dynamique de renforcement des compétences théologico-pédagogiques de nos catéchistes en vue de booster le barème de ce secteur clé de l’évangélisation. En ce sens, la connaissance des contenus de la foi, a-t-il insisté, est essentielle pour adhérer pleinement avec l’intelligence à tout ce qui est proposé par l’Église et être capable d’en défendre, avec douceur et respect, devant quiconque nous demande raison de notre espérance (cf. 1 P 3, 15).
Ces cinq jours de formation nous ont emmenés à une véritable catéchèse sur le Credo. De façon claire et succincte, l’abbé Dutrone, formateur principal, a décrypté la substance théologique de chaque articulation du Symbole des apôtres suivant la ligne directrice du CATECHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE.  



Ya Rock KANDZO, catéchiste-formateur
En outre, l’on ne pouvait pas clore cette session sans profiter de la richissime expérience d’un ainé, Ya Rock KANZO, catéchiste de Mpouya en exercice depuis 29 ans, qui nous a partagé son savoir-faire autour de la méthodologie catéchétique ; un thème qu’il a aisément structuré en deux phases, d’abord théorique puis pratique. Avec des mots simples ainsi que des exemples précis, Ya Rock nous a appris comment bâtir une fiche pédagogique.

Pour concrétiser son enseignement et ses conseils, ce dernier a offert sa pleine disponibilité pour présenter, dans cet après-midi du samedi 24 novembre, une leçon typique de caté en présence d’une quarantaine de catéchumènes d’Etsouali qui ont été copieusement édifié par l’épisode de l’enfant Jésus perdu et retrouvé au temple. Ce fut un véritable moment d’échange, de partage et de dialogue entre catéchiste et catéchumènes.
Vue des catéchumènes d'Etsouali



La session des catéchistes de Mpouya-Ngo-Etsouali a atteint son apogée au cours d’une grande célébration eucharistique présidée par son Excellence Monseigneur Urbain NGASSONGO en ce jour dominical où l’Église universelle célèbre solennellement le Christ-Roi de l’Univers. Cette messe d’action de grâce a connu la participation massive de la chrétienté d’Etsouali venue honorer la royauté éternelle de notre Seigneur Jésus-Christ en ce dernier dimanche du temps liturgique B. 

Au demeurant, ces évènements resteront à jamais gravés dans les chroniques de la paroisse Sainte Catherine de Sienne d’Etsouali, et surtout dans les cœurs de ses fils et filles, fiers d’avoir tant soit peu pu accueillir, pour la première fois, un évènement d’une envergure pareille, nonobstant les conditions de vie difficiles.

    La Rédaction         

vendredi 12 octobre 2018

Compte rendu de la session inaugurale de début d'année pastorale 2018-2019 à Gamboma


Photo de famille des sessionistes
Son Excellence Monseigneur Urbain NGASSONGO, évêque diocésain de Gamboma, réuni autour de ses fils et filles prêtres-religieux et religieuses-fidèles laïcs, a présidé en dates du 09 au 12 octobre 2018, la session inaugurale de l’année pastorale 2018-2019, une session dite ‘‘technique’’, axée sur la « Gestion administrative et financière d’un diocèse/paroisse ».
La session pastorale a décollé dans la matinée du mercredi 10 octobre 2018 par le mot introductif de son Excellence Monseigneur Urbain NGASSONGO, ordinaire du lieu qui a, d’entrée de jeu, établi le panorama de la pastorale diocésaine de Gamboma dans son ensemble, soulignant au passage les axes prioritaires autour desquels doivent toujours graviter nos efforts pastoraux quotidiens : la catéchèse, la liturgie, la Caritas (la pastorale de l’éducation, de la santé, du développement, etc.). Monseigneur ne manque pas de féliciter tous les ouvriers apostoliques (prêtres, diacres, religieux et religieuses, catéchistes et responsables des communautés chrétiennes) qui travaillent sans relâche pour l’enracinement de l’évangile dans nos aires culturelles. Ce dernier termine son propos par cette belle exhortation de saint Paul en 1 Co 8, 1b-3 qui invite à l’amour humble dans le Christ.
Après avoir déclaré ouverte la session pastorale 2018-2019, l’Evêque diocésain de Gamboma reprend la parole pour faire lecture de la lettre du pape François sur les abus sexuels, abus de conscience et abus de pouvoir (Du Vatican le 20 août 2018 in Osservatore Romano). Le pape débute cette lettre en faisant sien les profondes paroles pauliniennes : « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ». Abordant la question des abus sexuels au sein même de l’Église, le pape a courageusement relevé le défi d’assumer la douleur de nos frères et sœurs victimes des abus de tout acabit. Il exprime sa solidarité aux victimes, solidarité qui demande de lutter contre ce fléau. L’appel de Paul de souffrir avec ceux qui souffrent constitue un remède pour ne pas dupliquer la réponse indifférente de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». La prière et la pénitence nous aideront à booster notre engagement à combattre les abus susmentionnés, à nous mettre face au Seigneur, face à nos frères et sœurs pour implorer la grâce de la honte, à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre. En ce sens, le pape nous invite au jeûne de manière à augmenter en nous la faim et la soif de la justice en vue de  s’engager dans la charité et la vérité. Le pape demande pardon pour notre propre péché, le péché des dignitaires de l’Église : « Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, il est temps de se donner plus de temps à la prière ! ». Aussi, le pape ne manque pas de dénoncer avec virulence l’abus de pouvoir appelé communément ‘‘cléricalisme’’ : « Dire non aux abus c’est aussi dire non au cléricalisme ».
Vue des participants
Prenant appui sur les mots du pape, Monseigneur a su trouver des mots justes pour exhorter son peuple dans le contexte qui est le nôtre, à une prise de conscience. Il a dénoncé, avec exemples à l’appui, la simonie et les trafics d’influence dans nos communautés. Les abus du pouvoir sont omniprésents dans nos paroisses, que ce soit du côté des clercs que des laïcs. Dans les communautés chrétiennes de base, le phénomène est encore beaucoup accru : certains responsables, sous prétexte d’avoir rencontré le premier missionnaire ou d’avoir été le premier baptisé, auront le sentiment d’être tout-puissants et irremplaçables. Cette observation se rend plus palpable dans les communautés qui sont restées longtemps sans présence cléricale.
Parlant du rapport avec les congrégations présentes dans le diocèse, Monseigneur ne manque pas de souligner le sens de la collaboration et de communion. Le diocèse, en effet, respecte le charisme des congrégations, qui, de leur côté doivent se mettre au service de la pastorale du diocèse. Le curé doit être au courant des initiatives pastorales des congrégations bien qu’il ne lui est pas permis de se mêler de leur vie spirituelle.
           
Ière CONFERENCE : « ANIMATION ET ADMINISTRATION DE LA PAROISSE DANS UN DIOCESE RURAL » PAR L’ABBE FRANÇOIS-XAVIER TSHINGOMA
            Dans l’après-midi de ce mercredi 10 octobre 2018, nous avons eu la joie d’assister à la première conférence de la session animée par l’abbé François-Xavier TSHINGOMA autour du thème : « Animation et administration de la paroisse dans un diocèse rural ».
Le vicaire judiciaire du diocèse de Gamboma a d’abord déblayé le terrain en élucidant les concepts clés. Entrant dans le vif du sujet, ce dernier a présenté les préalables pour l’administration de la paroisse  que sont : la connaissance des documents juridiques (fiche parcellaire, fiche de bornage, cartographie de la paroisse, etc.), la connaissance des biens meubles et immeubles, la connaissance de la population, des ressources d’autofinancement de la paroisse rurale (agriculture, élevage, etc.). Le conférencier rappelle que le presbytère est le lieu de résidence de l’équipe sacerdotale, des stagiaires ; toute autre présence continue étant inappropriée.
            En ce qui concerne l’organisation de la paroisse, le conférencier a d’abord rappelé les trois conseils à instituer, entre autres : le conseil pour les affaires économiques, le conseil pastoral paroissial et le conseil pastoral des jeunes. En ce sens, l’abbé François insiste sur l’esprit de communion et de collaboration que doive régner au sein de cette équipe. Ces conseils doivent apporter leur aide au curé dans l’administration de la paroisse à lui confiée comme pasteur propre.
 Aussi, le conférencier rappelle les dispositions canoniques concernant les archives paroissiales qui doivent être tenues avec beaucoup de soin ! Il rappelle également aux curés certains devoirs liés à leur office : En tant que pasteur d’âmes, le curé doit visiter les fidèles ; il doit veiller à maintenir le caractère apolitique de la paroisse à travers notamment les annonces, l’utilisation de l’espace paroissial et la discrétion dans les différents échanges avec ses visiteurs, amis et connaissances, etc. ; il doit envisager, en tenant compte des circonstances, la construction d’infrastructures paroissiales.


Pour clore les assises de ce premier jour de la session, un temps d'échange et de partage entre laïcs a été organisé dans la soirée, sous la modération de l'abbé Dutrone NGOUNYO (chancelier) autour du thème: "Prise en charge matérielle de l'Eglise par ses propres fidèles". Parlant justement des fondements ecclésiologiques et théologiques de la possession matérielle de l'Eglise, le modérateur a clairement souligné qu'on ne peut parler mission et faire fi des questions liées aux biens matériels, plus précisément à l’argent. Déjà, dans la communauté des douze, Juda avait pour fonction de gérer la bourse commune. Ainsi, l’Eglise, communauté visible et spirituelle, est appelée à gérer raisonnablement les réalités matérielles.
L’Eglise a le droit de posséder un patrimoine pour son fonctionnement parce qu’elle est humaine et divine. Elle poursuit des fins spirituelles principalement. Néanmoins, elle demeure insérée dans le monde et a par conséquent besoin des moyens matériels pour mener à bien sa mission (cf. Gaudium et Spes, n°76). Ne dit-on pas que l’Evangile est gratuit mais l’évangélisation, couteuse ?
S'appuyant sur les canons 1254, 1260, 1261, 1262, 222, du code de droit canonique, le modérateur a pris le soin de souligner que l'Eglise, le diocèse, la paroisse vit essentiellement de la contribution de ses propres fidèles qui "sont tenus par l’obligation de subvenir aux besoins de l’Église afin qu’elle dispose de ce qui est nécessaire au culte divin, aux œuvres d’apostolat et de charité et à l’honnête subsistance de ses ministres'' canon 222.






IIème CONFERENCE 
Cette deuxième conférence a donné le top à la série des conférences de cette journée du jeudi 11 octobre 2018, conférences dites ‘‘techniques’’ ou ‘‘pratiques’’, animées par nos deux éminents experts en comptabilité-finances, et en ingénierie agro-pastorale.

PREMIERE PHASE : « ELABORATION D’UN BUDGET PREVISIONNEL ET COMPTABILITE JOURNALIERE » PAR MONSIEUR VALDAIN KIMBEMBE
« La question des finances est omniprésente dans nos paroisses » a souligné monsieur Valdain KIMBEMBE, chef d’agence de la CAPPED-GAMBOMA. Le budget prévisionnel d’une paroisse, a-t-il définit, est la prévision de toutes les dépenses et recettes liées à la paroisse. C’est une carte de visite de la gestion financière d’une paroisse. Il faut l’élaborer le plus tôt pour se rendre compte de la santé financière de la paroisse. L’élaboration d’un budget se fait en quatre étapes : - établir la liste des dépenses et recettes, - estimer les montants prévisionnels correspondants (chiffrer les dépenses et recettes), - classifier les dépenses (investissement, charges d’exploitation) et recettes (recette d’exploitation, autres produits), - équilibrer les dépenses. La programmation budgétaire peut se faire mensuellement, trimestriellement ou semestriellement. Elle permet de répartir le budget dans une période donnée. Le budget prévisionnel est un outil de pilotage de la gestion financière d’une paroisse. Il doit être élaboré dans les délais raisonnables, au début de l’année pastorale.
Le conférencier a disposé de son temps pour monnayer ces enseignements de façon aussi bien théorique que pratique en élaborant au ‘‘brouillon’’ le budget prévisionnel de la paroisse  Notre Dame du Rosaire d’ONGOGNI pour cette année pastorale 2018-2019. Tous les participants, stylo en mains, ont travaillé l’exercice qui a abouti à un résultat optimiste (excédent budgétaire). A chacun de copier le modèle !

DEUXIEME PHASE : « COMPTABILITE D’UNE STRUCTURE » PAR MONSIEUR VALDAIN KIMBEMBE
           
Le break terminé, monsieur Valdain KIMBEMBE nous a une fois de plus plongés dans la deuxième série de sa conférence autour de la notion de comptabilité. La comptabilité, a-t-il souligné, est un système d’organisation des données financières d’une structure, ou autrement dit une discipline pratique permettant de fournir de manière continue et en temps réel un état de la situation financière de la structure. La fonction de la comptabilité est de conduire à la présentation de documents de synthèse, appelés comptes annuels. La comptabilité doit réunir de nombreuses qualités pour satisfaire les obligations légales en vigueur d’une structure. Entre autres obligations, nous avons : la comparabilité, la fiabilité, la sincérité, la régularité, la clarté et le coût. Les principes de la comptabilité doivent être respectés : - les pièces justificatives, - la séparation des tâches, - le principe d’indépendance des exercices comptables, - le comptage des espèces, - le brouillard de caisse.
            Le conférencier a entre autre évoqué les termes purement techniques comme le livre journal qui constitue la mémoire chronologique de la structure, le grand livre qui est une mémoire par nature des opérations de la structure, la balance, etc. Au demeurant, la comptabilité est une discipline pratique, régulièrement actualisée et influencée par l’internationalisation. Sa maîtrise reste indispensable pour produire une information financière de qualité. 


IIIème CONFERENCE : « ELABORATION DES MICRO-PROJETS » PAR MONSIEUR BRICE BAKETIBA
De façon classique, le projet se définit en termes de ce que l’on a envie de faire. C’est « l’idée transcrit sur papier ». L’objectif du thème, a indiqué le conférencier, consiste à associer étroitement les communautés au processus d’identification, de formulation, de mise en œuvre et de suivi des micros-projets communautaires.
Pour écrire un projet, il faut préciser : - le titre du projet, - le nom du demandeur, - le contexte et justification (pourquoi se lance-t-on dans le projet, les motivations, le problème que l’on cherche à résoudre. C’est la partie essentielle), - les objectifs (ce n’est pas un but qu’on veut atteindre mais le moyen qui nous permet d’atteindre un but), - la description des activités et le chronogramme. Pour des projets de lancement d’une activité génératrice de revenu (AGR), il est important de déterminer le compte d’exploitation prévisionnel pour démontrer la rentabilité du projet ; ce qui encourage le donateur. Le suivi et l’évaluation sont une étape importante dans la réalisation des micro-projets. On doit éviter de présenter des projets qui ont un impact négatif sur l’environnement. Enfin, l’implication de la communauté (contribution locale) ne doit pas être omise.
 

EXCURSUS : « LA VISION DE LA CARITAS DIOCESAINE DE GAMBOMA » ABBE ZEUS JULES OKANZA
           
Avant de clore cette session dans la matinée du vendredi 12 octobre 2018, il en valait nettement la peine de faire cet excursus pour parler justement de la Caritas, qui figure au rang des axes pastoraux prioritaires pour notre église rurale de Gamboma.
L’abbé Zeus Jules OKANZA, secrétaire général de la Caritas diocésaine de Gamboma, a répondu favorablement à la demande de son excellence Monseigneur Urbain NGASSONGO pour nous présenter la vision de la Caritas diocésaine de Gamboma qui doit être un service de la charité de l’Eglise famille de Dieu à Gamboma.
            Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’abbé Zeus OKANZA a eu l’humble devoir d’inviter son prédécesseur l’abbé Marius NDZANGUE qui a daigné nous présenter de façon succincte, nette et claire, l’identité et la mission de la Caritas. De prime abord, ce dernier a saisi l’aubaine pour exprimer toute sa gratitude à l’endroit de tous ceux et toutes celles qui ont travaillé et qui continuent de disposer de leur temps, de leur efforts pour tenir toujours haut le flambeau de la Caritas.
            Parlant justement de ce que c’est que la Caritas, le pape Jean-Paul II donne cette belle définition : « la Caritas est un instrument de l’évêque diocésain pour le service de la charité ». L’évêque, en effet, a la charge de toucher du doigt la pauvreté du peuple de Dieu à travers l’organe qu’est la Caritas. Le pape Benoit XVI dans son encyclique Deus Caritas est, souligne que la Caritas tire son identité du Dieu d’amour révélé en Jésus-Christ dont l’Église est le sacrement et la continuation. Elle s’inscrit dans la perspective de l’enseignement social de l’Église. Le peuple de Dieu est appelé à se mettre au service de tout homme et tout l’homme sans distinction de couleur (cf. parabole du bon samaritain). En ce sens, l’Église en tant que famille de Dieu doit être un lieu d’entraide mutuelle et de disponibilité pour servir les personnes qui, en dehors d’elle, ont besoin d’aide. Institutionnellement, Caritas est un organe essentiel de l’Église. Une église locale sans charité ne peut exister.
            Ce qu’est de la mission de la Caritas, nous en retenons quatre ; et celles-ci tiennent leur fondement des Ecritures Saintes : - Annoncer la bonne nouvelle par le témoignage et la prise de position envers ceux qui sont traités injustement (Lc 4, 15-30), - Dénoncer les lois et structures injustes en mettant en évidence les incohérences (Mc 2, 23-28), - prendre la cause des plus faibles en contestant les lois injustes (Mc 1, 6), - vivre les béatitudes (Mt 5, 1-12). En grosso modo, promouvoir l’équité, la justice et la dignité humaine, libérer les pauvres de leur état de vulnérabilité et assurer le bien-être de tous, telles sont les missions de la Caritas.
            Reprenant la parole, l’abbé Zeus réaffirme que la Caritas est la manière la plus simple d’exprimer sa foi dans les actes. En effet, la Caritas intervient tant dans l’action humanitaire que dans le développement. La vision globale de la Caritas consiste aujourd’hui à mener les personnes vulnérables vers une auto-prise en charge : ‘‘les aider à pécher pour ne pas continuellement leur donner du poisson’’ (autonomisation). L’autre vision de la Caritas aujourd’hui, c’est la professionnalisation. La Caritas n’est plus un organe isolé ; elle travaille en réseau. Reconnu comme association, elle a des statuts, règlements, accords cadre avec l’Etat, conventions avec les ministères, partenariat avec les ONG, etc.
Au demeurant, la Caritas doit être au service des plus pauvres. Une finance qui n’est plus au service de l’homme est à revoir : l’argent est fait pour l’homme et non l’homme pour l’argent ! On doit aider le pauvre pour qu’il quitte son état, l’aider à grandir afin qu’il s’auto-prenne en charge.
 
Mois d'octobre, mois du rosaire


            La session pastorale 2018-2019 a connu la participation de quarante participants constitués de prêtres, diacres, religieuses et fidèles laïcs ; tous émerveillés et satisfaits de la richesse abyssale des enseignements reçus dans une attitude de prière, de méditation, de contemplation, d’écoute et de partage. Le grand festin de clôture de la session n’a pu que raviver les liens d’amitié, de collaboration et de fraternité autour du thème de l’année pastorale 2018-2019 : « Demeurer dans le Christ pour promouvoir les valeurs authentiques et crédibles (Jean 14, 6 ; 4, 16) ».

Abbé Dutrone NGOUNYO, rapporteur.   

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